Aude, Merci, merci pour ta présence efficace, ta présence auprès de Mamie ces dernières années, ces derniers mois, ces dernières heures. Nous avons pu l’accompagner avec sérénité et, je crois, comme elle l’aurait souhaité, sans révolte. Je t’embrasse très fort. Claude Texte sur la carte : « La mort n’est rien. Je suis là. Je suis seulement passée dans la pièce à côté, je suis moi, vous êtes vous. Ce que nous étions les uns pour les autres nous le sommes toujours. Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné. Parlez de moi comme vous l’avez toujours fait. N’employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel et triste. Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble. Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi. Que mon nom soit prononcé comme il l’a toujours été, sans emphase d’aucune sorte, sans une trace d’ombre. La vie signifie tout ce qu’elle a toujours signifié. Elle est ce qu’elle a toujours été, le fil n’est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de votre portée simplement parce que je suis hors de votre vue ? Je vous attends. Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin. Vous voyez, tout est bien. » [texte attribué sans certitude à Saint Augustin, Charles Péguy, ou au chanoine anglican Harry Scot Holland]
