Ma chère Claude, chère marraine de confirmation Ces quelques mots pour dire ce lien si spécial qui me relie à vous, à votre famille. C’est d’abord l’arrivée de Aude dans ma vie de petite fille de 9 ans et la découverte de ce qu’est l’amitié avec un A majuscule. Nos deux univers pourtant bien différents ont trouvé des échos l’un dans l’autre. Ça a bouleversé ma vie. Et dans l’univers de Aude, sa maman qui a posé un regard bienveillant sur moi et ma famille. Ma première sortie au cinéma à 11 ans, c’était avec vous (le biopic de Mozart), mes premières vacances de grande toute seule, c’était avec vous à Habère-Poche. Chaque fois que je passais votre porte, c’était d’abord la bonne odeur du reblochon ou du gruyère gratinés. Puis le fond de musique classique, les beaux objets, tout respirait la culture. Quel bonheur que de venir jouer avec Aude ou quand vous nous faisiez réviser l’histoire. Votre façon de raconter les événements, ça ça me parlait ! Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai su que je voulais enseigner, transmettre savoir et valeurs. Et tout le bestiaire des Rebotier ! Des chats, chiens, hamsters à la chouette de Renou, aux bêtes de Colette. Comme c’était stimulant, que d’univers différents. Les répétitions de chorale, la musique, les parapluies de Cherbourg. Votre aide pour mon orientation au collège, quand on voulait me faire prendre l’option dactylo au lieu du grec ! À travers Aude, vous avez aussi veillé sur moi, sur ma façon de m’exprimer et de ressentir le monde. Et surtout une grande liberté. Celle de faire avec Aude de grandes balades en montagne à 11 ans et demi, de prendre le train toute seule à 17 ans pour venir vous voir à Biviers… Ces moments partagés avec vous, encore très récemment, ont toujours nourri mon âme et mon cœur. Vous serez à tout jamais dans mon âme et mon cœur, Claude.
