Aujourd’hui, lendemain de 2e chimio, je retrouve ou plutôt j’ai gardé cette façon de vivre. La maladie m’a trouvée, sournoise et sans scrupules vis-à-vis de la perturbation qu’elle provoquait dans mes certitudes et dans ma vie. Mais je n’ai pas eu peur d’elle, je l’ai trouvée même drôle par son irruption sans gêne, et pourquoi pas, nécessaire. 2e cure : pas drôle du tout, cette fois ! Même si je parviens à rendre ses effets supportables, j’ai l’impression d’être attaquée de l’intérieur, ce qui est vrai sans doute. J’ai beau me répéter « plus que quatre » je dois mobiliser autant mon esprit que mon corps pour accepter ce tir empoisonné encore quatre fois. Si ce traitement suffit… Si, si, si… J’ai résolument choisi de guérir, non par optimisme béat, mais parce qu’aujourd’hui, je n’ai pas de raisons d’agir autrement. On me l’a dit, répété, j’étais en bonne santé avant l’opération, je l’ai bien dépassée, je n’ai plus rien et une simple (!) prévention suffit. Certes… Je ne veux pas me bercer d’illusions. Mais je ne veux pas non plus perdre par abandon de poste. Ce serait stupide ! Je dois patienter.