Je commence seulement à réaliser que j’écris, et que j’y prends un grand plaisir. Écrire pour moi, je l’ai toujours fait ; écrire dans ma vie professionnelle m’est familier aussi. Mais écrire quelque chose, un véritable texte, c’est nouveau, et je n’en reviens pas de me découvrir cette capacité qui est là comme si je l’avais toujours eue. Au fil du temps, au fil des lignes, quelque chose prend forme, qui se nourrit de moi et donne en retour un sens à ma vie – car c’est grâce à ces traces écrites que je peux voir qu’il y a bien une forme de vie au long de ces cinq mois. Contrairement aux apparences, un chemin s’est tracé depuis le 3 mai, j’avance malgré tout, même si je ne sais absolument pas dans quelle direction. Que la plus grande souffrance puisse donner lieu à ce cadeau, voilà qui pourrait me donner foi dans la vie.
