J’ai le cafard, comme disait ma mère adolescente. Je viens de terminer ses deux journaux de jeunesse, et c’est comme si je la perdais une deuxième fois. A 19 ans, elle part pour Paris, vers une nouvelle vie (celle où j’apparaîtrai, huit ans plus tard), et moi qui ai eu l’illusion de l’accompagner un bout de chemin, je n’aurai plus de ses nouvelles, je reste avec mes souvenirs.