Contrairement à ce que j’ai entendu ici et là, l’absence de maman n’est pas plus difficile à supporter ni plus perceptible en cette période de fêtes. Au contraire, en famille, je me sens davantage entourée que d’habitude. Même dormir à Ramble (dans la maison de famille où nous nous sommes retrouvés, en Haute-Savoie) dans la chambre de maman encore pleine de ses affaires, ne m’a pas attristée. Il y a seulement eu un flash quand je suis arrivée hier chez Flavie et Alban, alors que tout le monde était déjà réuni au salon : l’impression aveuglante qu’il manquait l’essentiel, que cette vision était grise et infiniment triste. Mais ce n’était qu’un instant. Et lorsqu’en ouvrant les cadeaux, il y avait tous ces livres croisés, j’ai pensé que l’amour de la littérature, venu de maman, était ce qui nous unissait le plus toutes les trois.