Chaque jour, depuis des années, je trouve le mécanisme du ressort qui me ferait écrire. Chaque soir, je n’ai pas écrit. Plus le temps dans la journée et dans la vie, sensation de ne tenir que l’éphémère et certitude que l’essentiel est ailleurs. En même temps, l’essentiel est présent chaque jour. J’ai eu envie d’écrire des dizaines de fois, à l’occasion de plusieurs événements discrets ou visibles de ma vie. La mort du chien, celle de ma mère, que j’ai voulu confondre comme représentant la fin de mes mondes, la fin d’une banale présidence, mon départ à la retraite après une absence de carrière, mais départ quand même.
