C’est ce cadeau de communion qui va me servir de Journal. Celui-ci s’adressera toujours à Cyril, mais au fond ce ne sont que des pensées que je fixe sur le papier pour m’en souvenir dans 5, 10 ou 15 ans, pour en faire bénéficier ma future famille (si elle existe !). Ainsi nous abordons une nouvelle année. Je ne crois pas que les autres puissent se rendre compte de ce qu’est 1 année : c’est un pas de plus vers la mort, vers la vieillesse, avec les joies, les peines qui ne manqueront pas, je l’espère car ne vivre que des joies est absurde et sans goût, comme si nous ne mangions que des mets toujours sucrés ; le sel y manquerait. Pour moi une année c’est un pas vers mes 15 ans qui approchent trop vite : 15 ans c’est le moment où l’on est une vraie jeune fille, où l’on est, paraît-il plus libre ! C’est un âge qui est la limite entre l’enfance et l’adolescence, la seconde étant des milliards de fois plus passionnante que la première… J’aborde un nouveau semestre, le plus long, le plus ardu. Je voudrais tant avoir les félicitations ou du moins les encouragements au bout ! Je travaille très sérieusement cette année. Même ma mère s’en aperçoit ! Et pourtant je n’arrive pas toujours, surtout en grec. Ce grec qui me passionne et me rebute, qui m’attire et me repousse ! Ce qui me plaît dans cette matière c’est la recherche du passé, brillant et splendide, cette grandeur d’âme exprimée partout ! Mais ce qui m’ennuie c’est ce travail, cet effort à faire pour y arriver, si jamais on y arrive, et aussi la pensée que mon travail futur n’en aura pas besoin ! On dit que la terre a besoin de techniciens, et les littéraires ? ne servent-ils pas aussi bien à œuvrer pour former un grand pays, le nôtre ? L’âme des Français aurait-elle perdu cette légèreté, ce charme des conversations qui cache un besoin plus profond de s’élever ? Je ne le vois pas, mais la Russie d’un côté, l’Amérique de l’autre nous entraînent dans la course aux étoiles ! Et voilà aussi un domaine qui me passionnerait ; observer l’ordre du Monde, ou de toutes ces planètes, ce soleil, cette lune, et aussi, parce que cet univers est devenu presque trop connu, et surtout même explorer les autres univers, les autres galaxies. Mais ma mère m’appelle, bye, bye (quand je pars sur ce sujet je n’en sors plus). Pense à moi, demain je vais travailler avec un courage ! Bye bye
