Ce soir, en regardant Titon et l’Aurore, de Mondonville, j’ai été saisie par la scène où Titon devient vieux. L’opéra prévoit qu’il se réveille vieux, mais cette mise en scène le faisait vieillir tout au long de son monologue. Cette scène m’a brusquement ramenée à la dégradation rapide de l’état de maman les dernières années, et surtout les dernières semaines : un vieillissement en accéléré, et c’était insoutenable. À son cri, encore : Qu’est-ce que je deviens ? À sa peur de la dépendance, dont elle a réussi à comprendre que c’était la cause de ses accès d’angoisse paralysants. À mon impuissance. À l’abîme qui m’attire depuis un mois et dont je commençais à peine à sortir.